Partager l'article ! Suivi médical… L’enfer de mon décor: Comme dit un contemporain* "c’est mieux dehors que dedans". ...
Comme dit un contemporain* "c’est mieux dehors que dedans".
Cher lecteur assidu ou de passage,
Cher fan courageux (si tu es encore là)
Je ne vais pas te raconter mon accouchement, d’autres le font mieux (ou bien pire) que moi et si cela t’intéresse, tu peux toujours regarder l’émission Baby Boom. En plus, je n’ai même pas accouché. Enfin, si, parce que 11 mois de gestation on a rarement vu ça chez les femmes.
Disons que j’ai eu une césarienne. Tu vois, ça ne vaut pas le coup que je te donne les détails.
En revanche, je vais te conter l’histoire monstrueuse fabuleuse de ma rencontre avec
le corps médical, post-partum. Parce que pendant partum, tout se passe bien.
J’ai donc eu une deuxième césarienne et j’ai désormais les sourires de mes filles gravées sur moi. Encore mieux qu’un tatouage.
Ca pourrait être un beau roman une belle histoire, si je n’avais pas eu de complications. Mauvaise cicatrisation,
inflammation, douleurs… hop, premier rendez-vous chez le médecin.
Consultation.
Une semaine d’antibios costauds, et cela devrait aller. Sauf qu’au bout de 8 jours, cela ne va pas.
Me vient alors une idée saugrenue grotesque lumineuse :
appeler mon gynéco pour avoir un rendez-vous « urgent ». Mal m’en a pris !
Allo secrétariat de gynéco.
En expliquant ce problème de cicatrisation, elle me coupe la parole par un « et votre visite post-natale » ? Quoi ma visite post-natale, j’appelle pour une urgence. En l’occurrence, j’ai encore le temps pour cette visite. Non, elle me soutient mordicus que pour les césariennes, c’est 1 mois après l’accouchement. Bizarre, les gynécos et sage-femme m’avaient dit 6 semaines. Elle insiste. « Il faut prendre rendez-vous pour votre visite post-natale ».
Reprenons le pourquoi du comment de mon appel madame, je suis assez pressée (ma vie trépidante biberons-couches-berceuse ne laisse que peu de temps aux bavardages).
« Chère secrétaire, j’ai besoin de voir mon gynéco rapido, j’ai un gros truc pas normal qui pousse sous ma cicatrice ».
« Peut-être, mais votre visite post-natale ?!».
Elle doit être payée au nombre de fois qu’elle prononce ce mot.
Une dizaine de « visite post-natale » plus tard et une envie brutale de les lui
faire avaler par les narines, elle m’envoit balader vers la sage-femme de la mat’qui, selon elle, va pouvoir m’aider.
Soit.
Trois clopes Quelques secondes plus tard…
Allo, sage ô très sage femme qui va me libérer de ce supplice ?
« Il faudrait voir ça avec votre médecin traitant, comme il a vu l’état de votre cicatrice, il pourra constaté l’évolution »
Ah, pas bête. Vous voulez parler de mon médecin, celui qui m’a conseillé de faire un tour chez mon gynéco ?!
Soit.
Je retourne directement à la case départ sans toucher d’argent mais en déboursant encore 23 euros. Appelez-moi « trou-de-la-sécu ».
Deuxième rendez-vous chez mon médecin.
Re-consultation.
Le traitement n’ayant pas eu l’effet escompté, Doc ne voit qu’une solution : drainer. Alors, il prend sa
plus belle plume son clavier pour rédiger une lettre, dans l’espoir fou que l’on me pose un drain. A voir rapidement avec le gynéco, quand même.
Oui, sauf que l’on est samedi et qu’il y a peu de chance que je puisse voir Gygy.
Deuxième essai avec la sage-femme de la mat’, qui pourra peut-être me caser avec le gynéco de garde. Normalement, c’est comme ça que ça se passe le week-end.
Discussion.
Elle me dit de passer la voir, elle, et pas le gynéco. Pourquoi pas, mais sans vouloir vous offenser, mon médecin m’envoit pour poser, éventuellement, entre votre pause déjeuner et votre pause café, un drain.
Non, non, non ! « Nous sommes plus compétents que votre médecin pour juger de l’état de votre cicatrice et savoir ce qu’il faut faire. C’est notre métier »
Ah d’accord, c’est exactement ce que ne m’a pas dit votre con-sœur, celle qui m’a envoyée chez mon médecin donc. Je comprends, elle n’a pas du prendre l’option « cicatrice problématique » à l’école, elle.
Soit.
Premier rendez-vous de visu avec une sage-femme. Ou plutôt, la surveillante si j’en juge ce qui est écrit sur sa blouse blanche. Une surveillante, qui surveille donc. Elle va donc pouvoir surveiller ma cicatrice, chouette.
Après tout, c’est leur métier comme me l’a hurlé expliqué sa collègue.
« Qu’est-ce qui vous chagrine ? »
J’hésite à lui dire : j’ai mal bord*** j’ai l’impression de faire une grossesse dans le bas du ventre ou qu’il reste un bout de mini-moi-bis tellement c’est gonflé, alors ton chagrin j’ai bien envie que tu le mettes au même endroit que Madame Post-natale. Si il reste de la place.
Inspection.
Là, son verdict a fait mouche (de celle qui tombe dans une soupe voire même tsé-tsé, la mouche) : « bon ben je ne vois pas ».
J’en ressors grandi. Mon abcès aussi d’ailleurs.
« Je vais appeler votre gynéco ».
Bien, celui que je voulais voir quand je vous ai appelé ?
Soit.
Deux étages plus bas, entrevue avec mon gynécon.
Je lui explique tout depuis le début, comme s’il avait 5 ans, histoire de me faire bien comprendre, ce que je n’ai semble-t-il pas réussi à faire jusqu’à présent.
« Mais c’est le boulot de la sage-femme de faire ça ! »
Arghhhh. Par chance, je n’avais pas mon bazooka avec moi ce jour-là ! Au choix je m’attache aux étriers avec du scotch et entame une grève de la faim (ce qui serait bénéfique pour mon nouveau statut de Lady gras-gras) ou je me roule par terre en hurlant. Finalement je préfère rester digne. Aussi digne que l’on puisse être les 2 jambes en l’air sur les étriers…
Auscultation.
« Je ne sais pas si il faut drainer. Allez faire une échographie pour voir ce qui se passe ».
Soit.
S’en suivirent alors de nouveaux rendez-vous avec l’échographe (rien à déclarer, juste une poche infectieuse), re-le gynéco (c’est bon, ça va se résorber tout seul), re-re le (car ça ne se résorbe toujours pas), le labo (pour un prélèvement) et re-re-re mon médecin (aïe, ça ne se résorbe pas du tout, nouveau traitement de 10 jours).
Il ne me reste plus qu’à attendre. Que ça passe.
En tout cas, s’ils sont relativement mauvais dans le suivi médical, ce sont des champions au jeu de la patate
chaude. Et la patate, c’est moi.
N’étant pas sûre d’avoir été très claire dans mes propos, pour vous aider à mieux comprendre, je vous ai fait un dessin :)
* Shrek
- LOCITA
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Et des trucs de filles
Tata Paulette, elle est sympa, mais elle n'aime pas qu'on lui pique ses textes sans lui dire.
C'est un peu comme si tu me volais mon seul neurone tu vois.
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Le coin des pot'ins