Partager l'article ! Les ingrédients incontournables pour une télé-réalité réussie: "Pour participer à une téléréalité, il faut déjà en ...
"Pour participer à une téléréalité, il faut déjà en quelque sorte renoncer à sa dignité" *
C’est une Tata Paulette songeuse que je trouve en passant la porte de son appartement.
Elle n’a pas terminé son thé… et signe de détresse ô combien alarmant, elle n’a pas touché à ses pancakes !
« Tout va bien Paulette ?
- Je réfléchis. Après une analyse des différentes émissions de
télé-réalité que nous subissons regardons depuis 10 ans, je viens de faire le constat suivant : tu en as vue une, tu les as toutes
vues.
- Il vous a fallu 10 ans pour dire ça !
- Du recul surtout. Beaucoup de recul. J’ajoute même que c’est facile de faire une émission de ce type et d’en tirer le succès escompté. Même une recette de Maïté c’est plus compliqué à côté.
- C’est quoi selon vous le secret de ce succès, Paulette ?
- Pour une bonne recette, il faut de bons ingrédients. Ici, principalement les candidats.
Ils sont là pour se montrer et devenir célèbres, pas pour faire une psychothérapie de groupe. Soyons lucides. Sur eux reposent la réussite de l’émission, bien avant le concept. Devant eux seront plantés les téléspectateurs, qui feront exploser leur forfait sms pour voter. Il faut que ces derniers en aient pour leur argent, et de quoi alimenter leurs blogs ou pauses café.
- Les candidats doivent sortir de l’ordinaire, de notre ordinaire… Ils sont choisis pour ça.
- Oui, j’ai remarqué que pour épicer les émissions et en faire baver les téléspectateurs il y avait
des ingrédients incontournables :
Définition d’usage : une Bimbo, puisqu’il est toujours utile de bien se faire comprendre, c’est selon le petit Robert (page 254 de l’édition 2009, entre bimbelotier et bimensuel) : "une jeune femme à la féminité provocante et stéréotypée".
C’est pas moi qui le dis, c’est Robert. En l’occurrence, ce n’est pas une insulte. Les bimbos se définissant souvent elles-mêmes en ce terme.
Signes distinctifs : au départ, la Bimbo est certainement une jolie fille. Ensuite, l’accès facile à la chirurgie complique l’affaire. Seins siliconés, bouche gonflée au collagène ou à défaut parée d’un ultra-glosse qui brille la nuit, manucure excessive, tenues vestimentaires auxquelles il manque ¾ de tissu. Peut-être par souci d’économie. (Moins de tissu, c’est moins cher ?)
Elle peut être brune, rousse ou blonde, peu importe. Le tout c’est
qu’elle ait de longs cheveux lisses qui brillent façon publicité pour un shampoing où tu peux balancer tes cheveux de gauche à droite sans qu’ils
s’emmêlent. Parce qu’apparemment, pour être une vraie fille sexy, il faut ça, en plus d’une énorme poitrine généreuse. Elle est donc déformée pour passer à la
télé et poser dans des magazines (type Entrevue, pas Télérama).
(...)
Pour en savoir plus, cliquez ici
* Marc Cassivi
- LOCITA
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Tata Paulette, elle est sympa, mais elle n'aime pas qu'on lui pique ses textes sans lui dire.
C'est un peu comme si tu me volais mon seul neurone tu vois.
"Les chroniques de Tata Paulette" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons.
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