Partager l'article ! Les fémivores, ces femmes d’un nouveau genre: Ou la rencontre du 3e type féminisme ...
Ou la rencontre du 3e type féminisme
« Tu as déjà entendu parler des fémivores ?
- Non Paulette. Je connais les herbivores, carnivores et autres omnivores… Mais pas les fémivores, c’est quoi, des mangeurs de femmes ?
- Pfff. C’est comme si tu considérais les Sarcophages comme des avaleurs de Sarko. Ca n’a pas de sens !
- Bah ça pourrait.
- Bref, revenons à nos moutons.
Peggy Orstein a publié récemment une tribune dans le New York Times* sur ces "femmes d’un nouveau genre" : les fémivores, comme elles sont surnommées aux Etats-Unis.
La fémivore, à ne pas confondre avec l’écoféministe qui a une ambition plus politique, cherche à s’épanouir et faire vivre sa famille de la façon la plus saine possible en misant sur l’autosuffisance et l’épanouissement personnel.
- C’est beau.
- Oubliées l’abondance et l’hyperconsommation. Il ne s’agit plus de consommer pour exister.
- Et, à quoi les reconnaît-on ?
Tata Paulette en mode profiler, clap :
- Elles appartiennent très souvent à la classe moyenne ou supérieure. Majoritairement, ce sont des femmes très diplômées qui désertent le monde du travail.
Anciennes carriéristes, elles ne juraient que par un acharnement complet et dévoué à leur travail. Elles travaillaient souvent comme avocates, architectes, professeures, médecins, cadres d'entreprise, et avaient des horaires de dingues.
Autonomie, accomplissement personnel, autosuffisance sont désormais les maîtres-mots de ces femmes, que l’aliénation au travail rebute.
Hier, elles étaient épanouies dans leur double rôle de mère et de femme active.
Aujourd’hui, s’estimant aliénées, elles ont une véritable prise de conscience en se demandant à quoi rime "une existence faite de stress, de surmenage et d’oubli de soi ?".
- Oui à quoi ça rime, je vous le demande !
Et sinon, dans la vraie vie ça donne quoi ?
- En théorie :
Ne manquer de rien, mais miser sur l’essentiel. S’épanouir dans sa vie de femme mais refuser le superflu. Protéger l’environnement et se l’approprier pour en vivre.
En pratique, au quotidien, elles font tout elle-même : potager, couture, cuisine, conserves et même parfois école à domicile.
Elles « estiment qu'être capable de se nourrir et de s'habiller par soi-même quelles que soient les circonstances, de transformer le manque en abondance, c'est s'assurer un solide filet de sécurité ». Et préfèrent « nourrir leur famille avec des aliments sains et goûteux ; diminuer leur empreinte carbone ; produire de manière durable au lieu de consommer frénétiquement ».
Avec, quand même, l’appui de Monsieur, quand même !
- Ah oui, quand même… »
*
Ne plus bosser et ne m’occuper que de moi de mes enfants ou de mes copines mon potager… Je m’y vois
déjà.
*
* chronique rédigée en avril dernier
- LOCITA
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Tata Paulette, elle est sympa, mais elle n'aime pas qu'on lui pique ses textes sans lui dire.
C'est un peu comme si tu me volais mon seul neurone tu vois.
"Les chroniques de Tata Paulette" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons.
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