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Une chronique sans Tata Paulette mais qui a du poids
6e mois de grossesse. Je réalise que dans grossesse il y a grosse. Ce n’est peut-être pas par hasard.
6e mois de grossesse et tout plein de kilos accumulés ci et là (puis là, là, là et là aussi).
Ca me serait égal si mon gynécologue n’avait pas choisi l’option diététicien quand il était à la fac devenant ainsi Téfaliste (accro aux pèse-personnes). Car Gygy est à cheval sur la prise de poids.
Du coup, j’ai plus l’impression d’être une vache subissant une pesée mensuelle qu’une future maman.
Ainsi, chaque mois, je vais à la pesée. Il serait plus juste de dire que cette visite chez Gygy consiste à vérifier si tout va bien, du col au pouls du bébé en passant par la tension.
Mais aussi par cette foutue balance et cette phrase « allez-y pesez-vous », qu’il marmonne en jetant un œil par-dessus mon épaule pour vérifier les (gros) chiffres qu’elle affiche, qu’il va ensuite noter (en gros) sur mon dossier (prends un marqueur pendant que tu y es)
Alors, chaque mois, c’est l’angoisse des kilos en trop.
« Il faut faire attention à vos apports caloriques » dit Gygy.
« Mouais, je sais » lui réponds-je !
« Vous croyez que ça m’amuse de gonfler à vue d’œil. J’aimerais bien retrouver mon petit 36 et ne plus avoir de parachutes en guise de soutifs. Illico rapido ». Ai-je envie de lui dire.
Je ne suis pas grosse pourtant. Je suis juste enceinte. Peut-être plus grosse qu’enceinte, certes. Ou l’inverse, à vrai dire je ne sais plus.
J’ai bien tenté de ruser en rentrant le ventre (ce qui est non seulement impossible mais en plus inutile) ; en ne mettant qu’un pied sur la balance (mais je perds vite l’équilibre maintenant) ou encore en mangeant moins durant les quelques jours précédents ma visite et en allant chez le coiffeur (chouette, deux fois 500 grammes de perdus) : force est de constater que c’est peine perdue face à ces kilos gagnés.
Pourtant je fais attention. Souvent. Parfois.
Bon, ok je me laisse aller de temps en temps… Seulement je n’y suis vraiment pour rien. Tiens, par exemple :
- Si je suis la plus belle des mamans pour ma fille, je suis aussi sa poubelle de
maman.
Elle me donne systématiquement tout ce dont elle ne veut plus, matin, midi et soir, goûter compris. Certes je ne suis pas
obligée de tout ingurgiter.
Mais je dois montrer l’exemple !
- Idem lorsqu’elle revient (quasi) chaque semaine avec des bonbons offerts par ses camarades à l’occasion de leur anniversaire et qu’elle n’en mange pas la moitié parce qu’elle ne les aime pas
trop ou qu’elle les oublie. Ca traîne des jours et des jours dans la cuisine.
Je n’aime pas le gâchis !
- Et puis je me vois mal refuser un dîner, un restaurant ou un week-end entre amis sous prétexte que je suis en mode lapin et
que je ne mange que de la salade (sans sauce) et des carottes (crues). Déjà que je me prive de fromage, de vin et de cochonnaille.
J’aime pas être impolie.
En plus c’est vraiment pas de chance. Lors de ces visites je suis systématiquement précédée par des petites nanas qui n’ont
d’enceinte que le mot. Moi, ma gnome numéro 2 je la porte à la fois dans le ventre, dans les hanches et dans les fesses (elle doit être très grande. Ou contorsionniste). Pas elles. C’est
injuste.
L’avantage c’est que c’est motivant de voir leur sveltitude. A tel point que je lance
un hypocrite souriant « promis Gygy, ce mois-ci je fais attention », bien que j’ai le moral dans les baskets (que, soit dit en passant, je ne vois plus à cause de gros
bidon).
Alors pour me consoler, en sortant de ces pesées mensuelles, je m’offre un petit Kinder Bueno pour le moral / Malo pour les hanches.
Encore une fois, je n’y peux rien, ils ont mis le distributeur dans le couloir qui mène à la sortie, impossible de ne pas passer devant donc…
*
- LOCITA
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Tata Paulette, elle est sympa, mais elle n'aime pas qu'on lui pique ses textes sans lui dire.
C'est un peu comme si tu me volais mon seul neurone tu vois.
"Les chroniques de Tata Paulette" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons.
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