Partager l'article ! Des joies (cachées) de la maternité (incachable), bis repetita: Ou comment la deuxième grossesse est beaucoup plus, enfin moi ...
Ou comment la deuxième grossesse est beaucoup plus, enfin moins, bref, différente de la première
C’est fabuleux la naissance d’un enfant. Les mois qui la précèdent aussi.
Pour le premier enfant surtout. C’est la découverte, on ne sait pas ce qui nous attend durant les 9 mois, on
bouquine des Laurence Pernoud et Dolto en veux-tu en voilà, le ventre s’alourdit s’arrondit (pas que), on en est fière et tout va bien.
Alors que Mini-moi arrive sur ses 4 ans, qu’elle ne cesse de se plaindre de n’avoir personne pour jouer
(sympa pour nous qui nous décarcassons à jouer même aux Barbie, ingrate), que les copines ont déjà toutes pondu mis au monde « le » deuxième, vient l’instant fatal
du : et si on faisait « le » deuxième ?
J’insiste, ce n’est pas UN deuxième, c’est LE, comme s’il en fallait un.
Une fois passé le test de grossesse (prends-en deux, on ne sait jamais) avant même un début de petit retard menstruel (je suis enceinte, je le sais, je le sens déjà) arrive un premier trimestre fantastique, fait de nausées, de grosse fatigue, de ras le bol en tout genre et de « je n’arriverai jamais jusqu’au bout ».
Pour Mini-moi je me souviens avoir été d’assez mauvaise humeur durant ce premier trimestre. Cette fois, c’est pire.
Le temps semble beaucoup plus long, et ce premier trimestre aura été d’une chianterie chienlit.
Non, y a pas à dire, une deuxième grossesse, c’est différent.
La première visite chez le gynéco.
Il est tellement content de la bonne nouvelle qu’on a l’impression que c’est lui qui l’a fait.
(à se demander s’il est payé à la commission d’ailleurs).
Puis en jetant plus attentivement un œil dans votre dossier il vous dit l’air détendu : bon, on va essayer de faire un plus petit bébé cette fois.
J’ai beaucoup aimé le « on »… Oui, Doc, On va essayer. On va
refreiner ses envies. On va manger normalement pour essayer de ne pas prendre 25 kilos. Parce qu’au fond, c’est ça qu’il voulait dire le goujat !
Et si j’ai envie de refaire un gnome de 4.5 kg et de 53 cm, tu vas m’en empêcher peut-être ?
Oui ? Ouf…
Une première écho à quelques semaines.
De la béatitude et de la joie pour le premier enfant, on se rend à l’évidence pour le deuxième gnome : hmm, ça ressemble à un rat... En plus petit. Et on rigole comme des débiles (j’ai une excuse, c’est hormonal) parce que de toute façon, petit rat est à ce stade dépourvu d’oreilles et qu’il n’entend pas ce qu’on dit.
Et puis on sait déjà qu’il sera le plus beau bébé du monde à sa naissance. Avant de replonger dans l’album
photo quelques mois années plus tard et de constater que finalement, ce n’était pas un si beau bébé !
Les vêtements de grossesse
Pour le premier, tu errais déjà dans les rayons maternité et te pavanais avec un petit ventre que tu souhaitais déjà gros, alors que ton test de grossesse venait juste de virer au bleu.
Mieux Pire, tu exhibais à tous les vêtements déformés élastiques que tu allais acheter en prenant garde à ce qu’on voit bien
le « Collection Maternité » écrit dessus. Tu allais même jusqu’à craquer pour un t-shirt imprimé : bébé à Bord au cas où cela
ne se voit pas assez que tu as pris du ventre. Entre autres. Ceci dit, pourquoi pas, si ça peut éviter aux mauvaises langues de dire que tu as grossi.
La deuxième fois, tu fais tout pour repousser l’instant où tu devras prendre les tailles élastiquées, les pantalons qui couvrent ton gros bidon d’une surface supplémentaire mais finalement si confortable. Ce qui te fait penser à ta grand-mère, qui doit certainement porter des gaines au quotidien. Alors tu compatis.
Coûte que coûte tu décides que tu rentreras encore longtemps dans ton petit jean. Quitte à exceptionnellement ne pas fermer le dernier bouton. Quitte à rentrer ton ventre. Hmm, sauf que ton ventre, tu ne peux déjà plus le rentrer.
Ceci dit, ils font ça très bien les fabricants : pour choisir un vêtement, tu prends ta taille habituelle. Ce qui évite de prendre tout de suite une taille 54 et de te sentir plus sumo que future mère.
Idem pour les vêtements de Gnomes
Pour le premier, tu passais des heures à flâner dans les rayons bébés, y compris en grande surface lorsque tu faisais tes courses. Oh c’est trop mignon !
Et tu passais à la caisse avec un chariot rempli de layette plus que de légumes.
Tu te réjouissais de recevoir des tonnes de pub, de réductions pour des vêtements ou de la puériculture, tu
les attendais de pieds gonflés fermes et les enveloppes avec un gros – 50 % bébé dessus te faisaient littéralement fondre.
Hmmm. Évidemment, ils ne vont pas mettre la super promo sur le lot de 7 slips jetables sur l’enveloppe, ça rebuterait.
A présent, la bouille tant adorée du petit sur l’enveloppe finit à la poubelle, avec l’offre promotionnelle qui t’est réservée à toi seule par – je cite – « la responsable de la collection également mère de Théodore – 2 ans ».
Non, non, non, vous ne nous la ferez pas cette fois ! Fini le temps où j’allais dépenser 200 euros en un clic pour remplir la commode d’un gnome qui ne mesurait encore que 10 cm intra-muros.
Terminé les « je commande ça parce qu’on a un super cadeau », comme si Gnome allait manquer de jouer durant sa tendre enfance.
Bref, cette fois, on essaiera de choisir le prénom avant de choisir ses vêtements. Et le chariot se remplira plus de denrées alimentaires à tendances diététiques que de vêtements de bébé.
D’autant qu'on sait pertinemment que Gnome n°2 ne mettra pas la moitié des vêtements achetés tellement « ça » grandit vite.
Voilà.
Mini-moi va être grande-sœur. Elle est aux anges et se voit déjà très bien dans son rôle de grande sœur (je pourra le commander le bébé pa’ce que c’est moi la grande).
Re-Mini-moi va débarquer dans nos vies.
C’est QUE DU BONHEUR !
Sur ce, je retourne me coucher.
LilieM - Maman Bibendum
- LOCITA
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Tata Paulette, elle est sympa, mais elle n'aime pas qu'on lui pique ses textes sans lui dire.
C'est un peu comme si tu me volais mon seul neurone tu vois.
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